SIDRA DE LA SEMAINE : VAYYAQEHÉL
PEQUDÉI
HAḤODÉŠ
Chers Amis,
Bonjour et bienvenue dans l’antre virtuelle du Beth ha-Midrash Dvar Avraham.
En fait, Dvar Avaham c’est quoi ? Un Beth ha-Midrash de plus ? Un cercle d’étude créé pour assouvir l’ego de quelques uns ? Non.
Dvar Avraham c’est d’abord une histoire, une source : Avraham ben Yehouda Schwob זצ״ל profondément attaché aux racines de la Torah. Ces mêmes racines qui survivront à la tourmente de la Shoah, aux rafales du sionisme nationaliste et aux vagues successives de l’assimilation yéyé. Avraham Schwob commença un travail de fourmi (comme bien d’autres pionniers de l’époque : rav Chajkin זצ״ל, rav Rottenberg זצ״ל, rav Guershon זצ״ל, pour ne citer qu’eux) avec sa petite communauté de Vichy. Lui et son épouse ont montré Le chemin du sacrifice intelligent à leurs enfants en acceptant de les éloigner de leur nid familial pour apprendre la Torah (Aix-les-Bains, Israël, Angleterre).
Cette exemplarité du sacrifice de soi, rav Moché Schwob שליט״א, le fils de rav Avraham, a su le sublimer de façon telle que toute ses réalisations auront pour unique facteur commun : ḥessed – bienveillance. Créer un Beth ha-Midrash authentique, où chaque individu est d’abord un être humain recherchant Ha-Shem, n’est pas une chose évidente, acceptée dans une société ou le leitmotiv est : « Travaille d’abord, s’il te reste du temps par la suite, consacre-le au Limmoud. ».
En 1987, après avoir pris et aiguisé ses bases essentielles de Torah dans la grande yeshiva de Slobodka en Israël, après avoir rodé ses premières relations sociales par le biais du Collel de rav Yaaqov Kohn זצ״ל, Rav Schwob se lance. Avec l’aide d’un premier groupe de Havrékhim, il fonde cet espace de Torah que nous connaissons aujourd’hui, cette tente de l’ouverture vers notre patrimoine ancestral, cet endroit où nombre d’individus viendront se reconstruire tant du point de vue extérieur qu’intérieur, grâce à ce ḥessed inné, transmis mais aussi conservé.
Je ne m’étendrai pas sur toutes les péripéties engendrées à l’époque, par la création d’un tel espace de Torah. Cela pourrait faire l’objet d’un livre peut-être, mais là n’est pas notre propos. Rav Schwob, je l’ai connu au lendemain de ma Bar-Mitsvah, soit un peu plus de 30 ans ( non je ne vous dirai pas mon âge!!). J’interviens dans cette rubrique à titre de témoin, certes privilégié, puisque son secrétaire depuis 15 ans maintenant.

En 1991, transfert de la petite cabane au fond du jardin du Collel de Marseille vers le lieu actuel qui est en fait, la maison du rav. Au départ rav Schwob était tout seul pour assumer les cours. Puis, peu à peu, il a su étoffer le Beth ha-Midrash par une équipe de rabbanim dévoués et disponibles. Ce furent initialement rav Nathan Breisacher, puis rav David Doukhan,
Au départ de rav Nathan en 2006, c’est son frère qui le remplaça : rav David Breisacher, puis vint rav Eliahou Barchéchat (revint faudrait-il dire, car il faisait parti du noyau de Havrékhim initial) pour s’occuper des Ba³aléï Batim l’après-midi, et enfin rav Emmanuel Suissa chargé d’assumer le cour du Daf ha-Yomi.
Le Beth ha-Midrash ב״ה bénéficie, d’une Kéhila exemplaire, solidaire, au service tout entier des besoins de leur communauté. Ce soutien est l’indispensable outil à la réussite du projet Dvar Avhraham. Sans toutes les personnalités qui la composent, Rav Schwob ne pourrait seul, faire face à cet océan de responsabilités qu’il assume. Il me faut ici, en son nom, la remercier du fond du cœur.
La volonté première du Dvar Avraham c’est d’allumer la flamme et de faire monter cette flamme jusqu’à qu’elle se maintienne d’elle-même. Après quoi, chacun reste libre de choisir son parcours, sa trajectoire, sa place. Rav Schwob, pour me l’avoir répété de nombreuses fois, ne veut être propriétaire de personne. Sa joie se concrétise lorsqu’il entend que l’un de ses anciens élèves est aujourd’hui dans le chemin de la Torah et que ses enfants perpétuent l’engagement du Har Sinaï.
En 2002, le Beth ha-Midrash déjà trop petit bénéficia d’une extension. Aujourd’hui Internet serait-il l’accroissement dans le virtuel que les moyens matériels ne nous donnent pas ?
David GUEDJ
trésorier et secrétaire