בס"ד

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Fin 20:40

LE BILLET HEBDOMADAIRE

Dvar-Torah

Les rabbanim et membres du Beith ha-Midrash Dvar Avraham proposent des textes sur des sujets variés, généralement autour de la parasha de la semaine ou sur les fêtes.

Réflexion sur Yamim Noraïm

Rav Moché SCHWOB (15 Septembre 2009)

Toutes nos fêtes témoignent de l'action divine au profit d'Israël :

  • Pessa'h, la libération d'Égypte,
  • Chavou‘ot, le don de la Torah,
  • Yom Kippour, le pardon du veau d'or et la réception des nouvelles Tables de la loi,
  • Souccot, la présence protectrice d'Hachem

A ces occasions, nous avons le devoir de venir à Jérusalem pour voir la chékhina et même, à Yom Kippour, le Cohen-Gadol pénétrer dans le Kodesh haKodashim.

Par contre, la fête de Roch haChana ne témoigne d'aucune rencontre particulière avec Hachem dans le temple. C'est une fête secrète et mystérieuse « premier jour du septième mois, jour de Térouâ‘ ! » nous dit la Torah, sans plus... « Anniversaire de la création de l'homme au sixième jour, jour où Adam a fauté et a été jugé ».  

Apparemment, la fête de Roch haChana ne semble pas concerner spécifiquement le peuple d'Israël, mais plutôt l'humanité toute entière. D'ailleurs. il n'existe pratiquement pas une civilisation, de la plus primitive à la plus avancée, qui n'ait laissé une place importante au culte du jour de l'an.
Pourtant le psalmiste nous dit (ps. 81:4) « Sonnez ce chofar à la nouvelle lune, présence cachée pour notre fête, car c'est une loi pour Israël, un statut en l'honneur de Ya‘akov. »
De ce verset, il ressort que Roch haChana est au contraire LA FÊTE d'Israël par excellence !  

II s'agit donc de comprendre en quoi Roch haChana est une fête fondamentalement juive...
S'agissant de toutes les autres fêtes, c'est Hachem qui a choisi Israël, et a miraculeusement manifesté sa présence parmi eux.
A Roch haChana, anniversaire de la création de l'homme, D.ieu s'est caché du monde après la faute d'Adam, et c'est à nous, Israël, .de le redécouvrir pour le faire régner sur le monde, comme nous l'exprimons dans le prière de Roch haChana: « Dîtes des Malkhouyot à Roch haChana afin que vous me fassiez régner sur vous ! » - « Dîtes des Zikhronot afin que je me souvienne de vous pour le bien ! Avec quoi ? dernande la Guémara, avec le chofar ! »  

Il faut le son du chofar pour que l'homme se sente face à son Créateur. Lorsque, au sixième jour de la création, Hachem a créé I'homme, il a insufflé dans ses narines un souffle de vie, une impulsion jusqu'à la fin des temps. Chaque Roch haChana, Hachem donne à Israël l'ordre de sonner la Térouâ‘ pour faire vibrer en lui ce souffle divin qui est à l'origine de la Néchama.

La Guémara Yoma, explique que l'écoute du chofar projette l'homme devant son créateur à l'instar du Cohen-Gadol à Yom Kippour dans le Kodesh haKodashim.
Le Cohen-Gadol s'investissait durant 7 jours dans une intense préparation en vue de ce moment important.
De la même manière, chaque Juif doit avoir une prise de conscience en se présentant devant Hachem à Roch haChana. Lorsqu'il entend la sonnerie du chofar, c'est sa Néchama qui ressent Hachem, et il entend, comme au moment de la création. une voix intérieure lui dire : « où es tu ? Qu'est-ce que tu fais du souffle divin ? Qu'est-ce que tu fais de la parole d'Hachem ? »  

Les Goyim transforment ce jour de l'an en jour de plaisirs matériels et s'oublient dans leur insouciance. Rien ne les réveille. Ils vivent comme des animaux dans l'instant présent.

« Heureux le peuple qui connaît le son du chofar ! » ( ps 89:16 ) et qui est capable d'une prise de conscience telle que la crainte du jugement est palpable déjà dans la rue, sur le chemin de la synagogue.  

Nous sommes en exil depuis 2000 ans, privés du Temple et de la manifestation divine. Pourtant nous approchons à grands pas du jour du grand jugement. Chaque Térouâ‘, chaque son du chofar suscite en nous une émotion qui nous rappelle le premier souffle d'Adam haRichon, le sacrifice d'Isaac, le don de la Torah, la voix des prophètes, suivie de la destruction des deux Temples.

Mais comme l'exprime le verset « A la fin des temps... Et en ce jour là retentira le son du grand chofar » (Isaïe 27:13). Ce verset réveille en nous l'espoir que retentisse au fond de notre cœur le son du Grand Chofar et la rédemption de la téchouva, comme si bien exprimé dans les bénédictions de Bil‘âm que le targourn de Yonathan ben ‘Ouzziel interprète: « l'Éternel son D.ieu est avec lui et les gémissements d'enfantement du Roi Machia'h retentissent parmi eux ».  

De secrète et mystérieuse, Roch haChana devient la fête où se dévoile la présence divine. Par le mérite du chofar, puissions nous mériter la venue du Machia'h rapidement de nos jours !

 
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